Récit de voyage: Roadtrip en van aménagé en Espagne du Nord…

Voici la suite du fabuleux récit de voyage de Nicole et Alexandre. Après leur road trip dans les Pyrénées et le Pays Basque, découvrez la suite de leur parcours à bord de leur van aménagé en Espagne du Nord !

Jour 1 en Espagne : le Pays-Basque espagnol
1ère étape de notre Road-trip en van aménagé en Espagne du Nord

Alors que nous avions prévu de visiter San Sébastien à la toute fin de notre voyage, la découverte du Pays-Basque français nous a donné envie de prolonger cette ambiance sans tarder. Alors gooo !!!

Mais avant tout : Hondarribia (Fontarrabie pour les français). Charmante bourgade espagnole – qui fait face à Hendaye, juste derrière la frontière – colorée, portuaire.

Il y a même un petit marché. D’ailleurs jusque là, le pain et les viennoiseries espagnols sont très bons.

Nous entendons de bien jolis chants d’oiseaux dans les ruelles, quelle douce mélodie. Nous nous apercevons qu’en fait, chaque maison ou presque, a son oiseau en cage adossé à la façade. Cela forme une ambiance champêtre, bucolique, romantique… mais je ne peux m’empêcher de regretter le manque de liberté de ces petits oiseaux.

C’est bien vallonné ici, vert aussi. Et le ciel se dégage, youpi ! Arrêt pour faire les courses… à Carrefour… pour le dépaysement, c’est loupé.
On se gare sans mal au cœur de la vieille ville de San Sebastian, près de l’hôtel de ville.
A peine sortis du parking souterrain que nous en prenons plein les yeux !

La jolie plage, les ferronneries blanches tout autour, les îles de part et d’autres, le magnifique bâtiment de la Mairie,… et tous les immeubles autour qui sont plein de charme. Wahou, ça commence fort !

On s’enfonce assez vite dans les petites ruelles de la vieille ville. Que de vie ! ça parle fort, vite. On sent la convivialité, le plaisir d’être en famille ou entre amis dehors, dans les rues. Il est 12h30, les gens mangent, boivent, dans les bars, dans les rues aussi… pas de frontière dedans-dehors.

Nous avons lu que San Sebastian est connu pour ses “pintxos”, des petites bouchées que l’on mange à toute heure. Effectivement ! Tous les bars du vieux centre ville en proposent. Sur les comptoirs, des buffets de pintxos plus appétissants les uns que les autres. Les pintxos sont traditionnellement basques (le nom provient du nom du pic en bois qui maintient la tranche de pain et sa garniture).
On ne résiste pas longtemps à entrer, prendre un assiette et la remplir de ces bouchées alléchantes (de la viande/charcut’/tortilla/anguilles/oeufs… de la protéine en veux-tu en voilà !). Ce n’est pas donné au final, mais on est bien contents d’avoir goûté et de s’être laissé immergés par cette ambiance conviviale.

Une fois rassasiés, nous partons à la découverte de San Sebastian, et tombons littéralement sous son charme. C’est vivant et dynamique. L’architecture est dingue ! Les bâtiments d’inspirations différentes se marient à merveille. Vraiment, quelle belle ville !
Dans notre top 5, sans aucun doute.

On s’éloigne un peu de la vieille ville, et pourtant l’âme reste bien présente. Sur la plage de Zurriola, les vagues ravissent les amoureux de sensations fortes. Croiser des surfeurs, en combi, planches sous le bras, qui traversent les boulevards, voilà qui dépayse !

Nous reprenons la route vers 16h, direction Bardenas Reales. Le seul désert européen est situé à 2h environ de San Sebastian, profitons en.

Hormis quelques reliefs après San Sebastian, la route n’est pas très chouette. Beaucoup de zones désertées, de lieux abandonnés… On trace tout schuss.

On arrive au bureau d’information du Parc des Bardenas vers 18h30, on peut récupérer toutes les infos pour pouvoir décoller tôt demain.
Nous posons le van sur le parking, en espérant pouvoir dormir là, puis on monte à la table d’orientation découvrir le désert de loin.
C’est… désertique… à perte de vue. Pas vraiment ouf (les reliefs sont vraiment loin). On verra demain.

21h. Le gardien du parc nous déloge. On doit rejoindre le parking du village. Heureusement qu’on avait eu le temps de manger tranquillement avant… parce ce que là, on est parqués comme des sardines.

Jour 2 en Espagne : Bardenas Reales et Burgos

Nous décollons les premiers du parking, à peine habillés, les yeux encore collés, pour éviter le monde. Autant voir le désert tant qu’il est désertique…

On découvre peu à peu les différents paysages du Parc : marécages, falaises rocheuses – inaccessibles à cette période du fait de la nidification, on doit donc se contenter d’un tour de circuit en voiture -, paysages lunaires formés d’amas de terre séchée.
Étrange. Unique.

Nous nous arrêtons de temps à autre pour faire des photos, mais le vent est froid et très fort, c’est usant. Finalement, heureusement, qu’on n’a pas fait la rando, avec le rythme qui nous attend encore.
Presqu’au bout du circuit, les deux points phares du désert : la cheminée de fée, et un panorama accessible par 200 marches. On mesure bien là l’étendue du désert… et son inactivité apparente.

La cheminée de fée est impressionnante, jolie résultante d’une érosion.

Il était temps qu’on finisse le parcours, les touristes arrivent par dizaine… et même par bus ! Heureusement que nous avons pu visiter pendant 2h30 tous seuls. Je suis contente d’avoir pu découvrir cette ambiance désertique, mais au final, ce détour ne se placera pas dans nos plus belles découvertes.
Si l’on devait prévoir un nouveau séjour en Nord-Espagne, nous prioriserons certainement d’autres endroits (comme les Pics d’Europe, que nous n’avons pas eu le temps de voir).

On reprend la route direction Burgos.

La route qui traverse cette partie d’Espagne est loooooongue … et triiiiiiste… on voit très peu de villes/villages.
Si ce n’est Logroño ! Une ville sportive, dynamique, très vivante ! On y est entrés par hasard (Parking P4N* pour manger – en Espagne, il nous apparaît compliqué de s’arrêter sur les bords des routes), et on est tombés sur un marché immense ! Et plein d’infrastructures sportives. Quel contraste après tous ces kms avalés sans vie.

Cette portion de l’Espagne paraît très pauvre, abandonnée. Les rares villages semblent tomber en ruine. Bref, pas très chouette. Mais on avance.

On se décide pour une pause à Burgos. (Alexandre espère bien trouver une glace artisanale.)

C’est très joli. 2 grandes belles places colorées, des petites ruelles… et une cathédrale qui paraît exceptionnelle mais que nous n’avons pas eu envie de visiter ce jour là.

Il nous reste encore pas mal de route pour se rapprocher de Las Médulas que l’on veut visiter demain.

Bon, voyons où et comment se poser ce soir. Un point budget nous fait renoncer au camping. Mais le problème en Espagne, c’est que c’est TRÈS pauvre en solutions pour s’arrêter (même aux abords des autoroutes gratuites). Et il n’y a pas d’endroits pour se cachet, tout est plat et visible de tous.
On tente de dissocier “douche” et “dodo”. Un endroit repéré sur P4N comme calme et retiré nous paraît être une bonne solution pour se doucher. Arrivés sur place, il est en fait très difficile de se planquer, et pas moyen de sortir le hayon si on veut rester discret. J’ai le temps de me laver la tête et le haut du corps… et Alexandre de se savonner… avant qu’une dame à vélo ne nous surprenne et nous demande si on a une autorisation pour être là… oups… Nous discutons. Elle convient qu’en Espagne c’est très compliqué de trouver des douches pour les voyageurs. Elle nous propose finalement de demander au maire d’utiliser les douches du stade de foot. C’est adorable. Mais nous repartons fissa… une fois Alexandre rhabillé.
Mission douche presque faite. Mission dodo à finaliser.

Un parking d’un village près de Ponferrada fera l’affaire. Petit village très animé d’ailleurs. Des bars, des restos, beaucoup de personnes dehors malgré l’heure tardive.
Et beaucoup de pèlerins aussi. Nous en avons vu énormément sur la route aujourd’hui, ça semble être une pratique vraiment très importante ici. Alors les villages vivent à ce rythme là aussi. Partout, nous voyons la fameuse coquille sur les façades (gîtes, restos…).

Jour 2 en Espagne : Las Médulas

Nous nous réveillons toujours vers la même heure, naturellement, 7h. On émerge doucement,… d’autant plus que la mission “pipi” est complexe pour moi. Ce n’est jamais évident quand nous dormons sur des parkings citadins. Mais là, en plus, les travailleurs sont déjà à pieds d’œuvre. Bon, si ces voyages itinérants nous aurons appris quelque chose, c’est qu’il y a toujours des solutions… et que répondre aux besoins premiers doit être une priorité.
Une fois cela fait, il est possible de profiter.

A Las Médulas, nous rencontrons un guide super sympa, et qui cherche à parler français pour se perfectionner, parfait ! On s’imprègne de l’ambiance du site, classé Patrimoine Mondial de l’Unesco.
Les monts rougeâtres ont été façonnés par l’homme, à l’époque romaine. Ils utilisaient un système de canalisations d’eau pour extraire de l’or (plus grande mine d’or de l’empire romain), si bien que la montagne était peu à peu emportée par les trombes d’eau utilisées.

On monte au mirador d’Orellan, admirer le spectacle. Un promontoire permet de surplomber le site et d’en admirer l’étendue. C’est superbe ! Mais c’est une courte visite. On prolonge par la visite d’une galerie (3€/ personne) pour avoir une vision supplémentaire du site. C’est intéressant à voir, mais là encore, rapide.
Et le “balcon” à l’issue de la galerie n’offre pas une meilleure vue sur le site. Bon…
J’attendais avec impatience de voir ce lieu, je reste un peu sur ma faim. Il faut dire qu’on n’a pas la force de faire une des randos au cœur du site, ce qui aurait sans doute permis de s’immerger davantage dans ce lieu unique.

On reprend la route car il nous faut avancer jusqu’au Portugal.
Nous empruntons les petites routes, et quel spectacle ! Lacs, reliefs très beau, et partout les fleurs jonchent les sols, ce qui offre des paysages incroyables. Aaaaah la route est tout de même plus agréable comme ça !

Nous avons trouvé sur notre route un village considéré comme l’un des plus beaux d’Espagne. Ce qui nous pousse à faire une pause.

Notre road-trip nous emmène, à ce moment là, jusqu’au Portugal. La suite chronologique est donc à découvrir dans le prochain article.

Mais ici, je vais m’attacher à vous raconter la suite de notre séjour nord-espagnol, pour celles et ceux qui souhaiteraient rester sur ce territoire. Et vous donner une idée de tout ce qu’il est possible de découvrir par ici en une semaine.

Depuis Las Médulas, vous pouvez donc rejoindre la côte via Orense par exemple.
On se retrouve donc à A Guarda, à la frontière espagnole.

Jour 3 en Espagne : Galice

Notre première halte en Galice sera au Castro de Santa Trega. Il s’agit de vestiges d’un village surplombant la frontière Espagne-Portugal.
Chaque petite maisonnette accueillait une famille, il y a 2000 ans.
Impressionnant paysage. Mais notre halte sera rapide.

On remonte la côte, le paysage se fait de plus en plus sauvage et escarpé. Un petit côté Bretagne.
Arrêt à Baïona, pour se renseigner pour se rendre sur les superbes Iles Ciès. Mais c’est compliqué, il faut notamment demander un permis en amont. D’un côté, c’est rassurant, ce filtre permet sans doute de préserver cet environnement sensible. Tant pis, on les admire de loin.
A prévoir en amont si vous voulez inclure cette visite dans votre road-trip en van aménagé en Espagne.

Mais très vite, on les quitte des yeux, en suivant le Ria de Vigo (un des nombreux bras de mer qui entre profondément dans les terres, comme il y en a beaucoup dans ce coin).

On passe d’ailleurs par Vigo. On nous avait prévenu que c’était industriel… mais alors à ce point, c’était inimaginable ! Des immeubles, des immeubles, des immeubles… et l’immense chantier naval. La ville paraît très populaire et peu entretenue.
On file de l’autre côté du Ria, chercher un spot pour la nuit. On en a repéré un au bord de la plage.
Après un passage de 30-40km dans les monts arborés, on arrive dans le petit village près de la plage. Les rues sont si étroites qu’on peine à passer avec le van. Pas étonnant que c’était interdit aux camping-cars, ils resteraient coincés.

Ah ! plage à l’horizon ! Bon, au pied du village, le parking placé entre 2 bars, ça ne fait pas rêver. Descendons quand même voir…
On pose le van, et à pieds, on prend un peu de hauteur.
Et là ! Wahou !!!! le spot se révèle !

La place de sable fin et blanc, les îles Ciès en point de vue, la pinède derrière la plage, les rochers pour l’encadrer… nous sommes conquis.
On profite encore un peu du spectacle. Alexandre me dit : “oh, je viens de voir un gros poisson, j’aurais presque dit que c’était un dauphin”. Whaaat ???

Je scrute l’horizon… et en effet, on aperçoit à 2 reprises ce fameux gros poisson à aileron faire de jolis bonds dans l’océan. Quelle magnifique surprise ! Instant suspendu.

Je ne résiste pas à une petite balade sur la plage, pendant qu’Alexandre nous préparer un bon petit apéro… et finit par le prendre seul parce que ma balade dure bien plus longtemps que prévu. J’ai trouvé un petit coin paradisiaque, alors jonchée sur un rocher, je prends le temps d’écouter l’océan, de regarder les vagues et la nature qui m’entoure. Jolie pause.
Retour au van. Repas avec vue sur mer. Encore une balade sur la plage avec mon amoureux.
Et au moment où nous allions aller nous coucher, les dauphins sont revenus nous dire “au revoir”, tous les deux ensemble, magique.
J’ai couru en chaussettes dans le sable mouillé pour me rapprocher de ce spectacle magnifique. Mon cœur saute de joie.
Merci Dame Nature pour ce cadeau et cette soirée paradisiaque.

Jour 4 en Espagne : encore un peu de Galice

Le chauffage dans le van me réveille à 6h, impossible de me rendormir tant j’attends avec impatience le lever ju jour dans ce paradis. J’écarte doucement le rideau… le jour n’est pas encore levé.
1h plus tard, Alexandre ouvre les yeux, aux toutes premières lueurs du jour.
Je lève le rideau pour admirer le spectacle, wahou !
Déjà des pêcheurs sur l’eau, les couleurs sont si douces…
Je saute du van, en pyjama, pour immortaliser ce moment. Le soleil se lève et la lumière change en quelques minutes. Alala quel spectacle !

Après avoir respiré au maximum cette nature, on file vers Saint-Jacques de Compostelle (Santiago).

Nous arrivons dans une grande ville. Alors oui, il y a des pèlerins, mais pas que ! Il y a beaucoup de vie ici, on n’a pas le sentiment que tout tourne autour du pèlerinage finalement, comme ce fut le cas dans certains villages que nous avons traversés.
Une fois dans le centre-ville, on ressent bien cette particularité. Centre qui est très joli d’ailleurs. Des petites rues à arcades, des bâtiments d’époques différentes mais qui s’harmonisent, et cette cathédrale qui est au cœur (cathédrale d’ailleurs en travaux, dommage elle avait l’air superbe). Et sur le parvis, en effet, des dizaines et des dizaines de pèlerins qui savourent d’être là.

On ne s’attarde pas, on doit faire un max de kms aujourd’hui, il ne nous reste plus beaucoup de jours. Et on veut quand même passer par La Corogne (quasi tout au nord de la Galice).
De très jolis bâtiments, avec les balcons typiques, donnent beaucoup de charme aux rues. Des magasins de basket les uns sur les autres… il y en a un qui est ravi.
Un peu plus loin, le port… et sa sublime place ! Là encore les façades blanches, vitrées, font vraiment leur effet.

Le reste de la ville est un peu différent, plus populaire, moins entretenu, mais c’est plaisant. Une glace pour le goûter et on repart.
La Corogne, une jolie étape à inclure dans votre road-trip en van aménagé en Espagne.

Nous prenons la direction de Gijon, pour découvrir la côte Nord.

Après des kms sans intérêt au cœur des terres, on approche des côtes. On se croirait en Bretagne, pour le paysage, mais aussi pour la météo… le ciel vient de se couvrir fortement.
On prend un bol d’air pur avant de longer la côte et se poser sur le parking de la plage des Cathédrales. On arrive à marée haute. Il paraît que le spectacle est superbe à marée basse…
Renseignement pris, les marrées basses (et donc la possibilité d’accéder par la plage aux arches de rocher) n’est qu’à 1h du matin, puis à 13h, et on ne pourra attendre jusque là. Tant pis.
On rit de notre in-expertise maritime. On a pas du tout pensé à cette histoire de marée.

Vers 22h, on tente quand même le coup d’aller voir sur la plage. Dans les toutes dernières lueurs du jour. La mer ne s’est pas encore assez retirée mais nous avons pu descendre au pied des falaises.
C’est très beau. Mais nous ressentons une certain oppression, pris en étau entre deux forces de la nature : l’océan et ses roulis puissants d’un côté, et de l’autre, les falaises immuables (sur l’instant du moins), droites et ancrées. On prend tout de même le temps de savourer ce qu’on vit là et de voir tout ce que l’on peut distinguer, ressentir. Limités par la luminosité, et l’océan qui nous barre toujours le chemin jusqu’aux cathédrales.
Ce fut tout de même une bien belle expérience.

Jour 5 en Espagne : Asturies

C’est le réveil qui nous fait ouvrir les yeux. La fatigue physique commence à se faire sentir. Voilà déjà 18 jours que nous sommes sur les routes.

On file direction Gijon au plus tôt, pour pouvoir avancer le plus possible aujourd’hui ET profiter.
Un arrêt tout de même à Cudillera, un petit village pittoresque de pêcheurs.

Gijon nous accueille par son joli port de plaisance. Puis la vieille ville, très jolie, paisible, agréable.

Ça me fait penser à un village de Provence et ses jolies places vivantes et charmantes. Ça vit ici ! Et pourtant, c’est le début d’après-midi. Les enfants sortent de l’école, pour la plupart en uniformes. Une jeune fille m’explique que ce n’est pas seulement les écoles privées qui en portant. Pourtant nous voyons de rares enfants qui n’en portent pas. D’après cette jeune fille, c’est l’école qui choisit de rendre l’uniforme obligatoire ou non.

On poursuit notre balade par la ville plus récente, mais en ce milieu d’après-midi, tous les magasins sont fermés.

On opte pour s’offrir un temps de thalasso. Au centre de Gijon les bassins sont à l’eau de mer. 22,50€ par personne pour 3h, parfait.
C’est grand, propre, et à cette heure, il n’y a pas grand monde. On profite de tous les bassins, jets, du flotarium, etc. Aaaah le corps se détend, l’esprit aussi.
A se poser ainsi, on sent que l’on a mis nos muscles à rude épreuve ces dernières semaines.

Nous reprenons la route vers 19h15. Les paysages sont magnifiques en Asturies. D’un côté l’océan, et ses côtes escarpées, sauvages, et de l’autre les magnifiques Pics d’Europe et leurs sommets enneigés.

Magique de circuler au cœur de tout ça.

On fait un max de kms. Tant pis si on se pose tard pour manger et dormir. On est de plus en plus en confiance sur ce point.
On s’approche d’un P4N au coucher du soleil.
On ne sait pas trop où on va atterrir, on emprunte une petite route perdue entre monts et océan… jusqu’à l’extrémité de la côte. Une place pour stationner nous attend en haut de la falaise surplombant une petite plage… et le coucher du soleil nous accueille.

Il est tard mais on prend le temps de monter le plus proche possible de la côte pour admirer le coucher du soleil. Pause sacrée. On savoure.
Notre road-trip en van aménagé en Espagne du Nord fut intense, cette respiration nous a fait grand bien.

Jour 6 en Espagne : entre Cantabrie et Pays-Basque

Le jour est bien levé, la marée déjà remontée. Je ne me lasse pas du spectacle et du roulis des vagues.

Après quelques kilomètres, on longe Saint Vincent de la Barquera qui a l’air vraiment mignon et jouit d’une très belle situation (au bord de l’eau, au pied des montagnes). On file jusqu’à Bilbao. On pourra en profiter sous le soleil.

Nous avons retenu la leçon après La Corogne et Gijon, on fait en sorte d’arriver en fin de matinée pour profiter de la ville éveillée.
On sent que c’est une ville dynamique, jeune, festive. On retrouve les bars et leurs apas sur les comptoirs. Et les trottoirs remplis de groupes avec leurs verres à la main.

Nous faisons un tour de ville, et passons devant le musée Guggenheim pour admirer la sculpture de Jeff Koons qui nous accueille.

Un dernier détour avant de rentrer en France, par Zumaia et Zarautz,

pour s’immerger dans la nature basque espagnole. Le trajet est très chouette, on passe par de petites routes dans la nature, pas mal de virages et de dénivelés, jusqu’à Zumaia puis Zarautz.

A Zumaia, nous découvrons une particularité géologique hors du commun, appelé Flysh. Il s’agit de nombreuses tranches de roches calcaires et de grès, en forme de mille-feuilles. Cela crée un paysage incroyable, fantastique, presque irréel.
D’ailleurs, des scènes de Game of Thrones saison 7 ont été tournées ici.
C’est assez perturbant de voir les roches ainsi renversées.

La pluie s’est invitée pour cette dernière visite. Mais on arrive quand même à patienter jusqu’à 17h que les petites boutiques ouvrent pour trouver quelques souvenirs à ramener à nos proches. Nous voilà parés, rentrons en France…

Petit bilan de ce séjour nord-espagnol, de notre road-trip en van aménagé en Espagne

Nous avons beaucoup apprécié la côte espagnole. De la Galice au Pays Basque.
On ne regrette pas d’avoir choisi de passer par Bardenas Reales et Las Médulas pour rejoindre le Portugal, objectif principal de ce voyage itinérant.
Mais si nous devions reprogrammer un séjour dans le Nord de l’Espagne, nul doute que nous privilégierions l’Ouest, de la Galice au Pays Basque, avec un temps privilégié pour découvrir les Pics d’Europe.

Il est tout à fait possible de voir tout un panel de paysages, en une semaine, dans le Nord Espagne, et de profiter de cette convivialité dont ces régions savent faire preuve.
En partance d’une des agences de Van-Away située dans le sud de la France, vous voilà dans de bonnes conditions pour en profiter.

Et pour rejoindre le Portugal, comme vous pourrez le voir dans le prochain article.

Merci encore à Nicole pour son expérience en van aménagé dans le Nord de l’Espagne et ses magnifiques photos ! Il nous tarde de découvrir la suite… 🙂

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